Nos portées

Les Lapins nains

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Une portée de notre regretté “Abby”, une bien brave lapine nain de couleur feu noir qui faisait de bien belles portées à la fois en qualité (une de ses filles a remporté le prix d’honneur) et en quantité (à chaque fois entre 4 et 6 bébés) Elle s’est éteinte chez nous à l’âge de 7 ans, début 2011.

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Et ici, “Lilae” une petite lapine naine de couleur bleue qui nous avait été confiée par une particulier, avec sa progéniture. Elle nous a donné généreusement plusieurs portées et nous lui avons offert en retour une belle retraite à la campagne en compagnie de Titou, son fils, et d’une copine. Ils coulent des jours heureux dans le 77.

Quelques mots à l’attention des novices et principalement des particuliers à la recherche de leur futur petit compagnon quand ils le veulent d’une couleur ou d’une race bien précises, et qui aimeraient savoir “quand nous en aurons ?”

Voici, pour répondre, quelques mots pour vous expliquer un peu la reproduction des lapins et de ce fait, la disponibilité des bébés.

Avant tout chose, il faut savoir que le lapin nain ne se reproduit pas aussi facilement que les dictons et les “on dit” le laissent entendre.

Les lapins nains sont loin d’être “prolifiques”, beaucoup moins que peuvent l’être les races “à viande” dont l’une des principales qualitées recherchées est avant-tout justement d’être particulièrement fécondes pour assurer une quantité de viande disponible. Evidemment cela n’est pas transposable sur le lapin nain, car le but n’est pas qu’il finisse dans l’assiette; la sélection s’étant davantage portée sur l’aspect esthéthique et “nanifiée” du lapin (tête ronde, petites oreilles, aspect “tout en rondeur”) que sur ses capacités de reproduction et de sa faculté à se multiplier facilement. Et lorsque les animaux sont de race et lorsque le gabarit  est petit et bien représentatif du nanisme, il est rare que les femelles fassent beaucoup de petits, généralement c’est entre 1 et 4 par portée, 4 petits viables* (*voir plus bas) étant déjà une bien belle portée en terme de nombre de petits pour certaines races naines comme le nain de couleur ou le polonais et d’une manière générale, pour toutes les races naines dont les oreilles sont droites (debout). Les béliers nains sont un peu plus prolifiques (parfois jusqu’à 8 petits par portée qu’elles élèvent sans problème car plus grosses et grasses que les races à oreilles droites) car le lapin nain bélier ne peut être considéré comme “nain” au même niveau que les autres races naines dont le gabarit est nettement inférieur à celui des béliers nains, et forcément la prolificité s’en ressent. Pour autant, et si la gestation est courte, l’allaitement des petits demande beaucoup d’énergie et les lapines naines ne sauraient avoir un grand nombre de portées par an.

D’autre part, et toujours dû au nanisme, certains bébés (appelés “double-nains”) sont condamnés dés la naissance, ces petits ne sont jamais viables et meurent assez rapidement, en général dans les 3-4 jours  faute de pouvoir s’alimenter, aussi sont-ils courrament supprimés dans les élevages à la naissance pour leur éviter les souffrances inutiles. La proportion de “double-nains” n’étant pas prévisible, une portée entière peut être constituée de double-nains et donc au final, aucun bébé viable à l’issue de la gestation et de la mise-bas de la femelle, en partant du principe que l’instinct maternel fut sans faille, ce qui est loin d’être systématique (le cannibalisme ou l’abandon des petits est assez répandu chez les lapines). Une saillie, gestation et mise-bas réussies n’incluant donc pas forcément qu’il y aura des bébés disponibles à la vente... Là encore, il est très rare que les femelles nains béliers mettent bas des “double-nains” dans leur nichée, alors qu’ils sont quasiment toujours à craindre dans les portées d’autres variétés naines, preuve là encore que le nanisme du bélier nain n’est pas arrivé au même stade de sélection qu’il ne l’est chez les “oreilles droites”.

Enfin, les lapins nains sont délicats !! D’une manière générale les lapins (indépendemment de leur race) ne se reproduisent pas n’importe quand dans l’année, il suffit de voir les lapins de garenne pour s’en persuader. Les nains, par dessus tout, sont plus délicats et plus difficiles à reproduire que les autres races comme les bouchères par exemple, plus rustiques, faciles et enclines à accepter le mâle presque “indépendamment” des saisons pourrait-on dire. Les lapine naines peuvent être plusieurs fois mise au mâle dans l’année lors d’une succession de jours où la femelle est dîte “réceptive”, mais une saillie réussie (avec naissance de bébé à l’issue du terme de gestation) peut n’arriver qu’avec la réunion de l’ensemble des facteurs réunis aboutissant à cette période de réceptivité. L’instant de l’accouplement doit être bien choisi : parfois en mettant la femelle au mâle un jour avant c’est trop tôt et elle ne se laissera pas saillir, un jour après ce sera trop tard et elle attaquera le mâle. La difficulté est d’autant plus accrue que ce moment ne soit pas déterminable à l’avance, ni très “visible” (dans son comportement par exemple) car l’expression des chaleurs varie d’une femelle à l’autre donc cela suppose de connaître bien ses lapins dans leur individualité pour savoir repérer leur état. L’ovulation chez la lapine ne répond pas à un cycle, mais est déclenchée par le cerveau de la lapine sous l’effet d’hormones en réponse à plusieurs stimuli extérieurs, dont le principal est l’accouplement bien qu’il arrive que malgré qu’il soit réussi, il ne suffise pas à lui seul, à faire toujours démarrer une gestation à la lapine. Les lapines déclenchent donc “seules” leurs périodes de réceptivité, stimulées et sensibilisées par la proportion jour/nuit et l’intensité de la luminosité (hauteur du soleil dans le ciel) ainsi que les températures qui se doivent d’être clémentes. C’est pourquoi au printemps 2010 avec la météo très froide, le printemps on ne peut plus tardif à arriver, et ce climat capricieux, bon nombre d’éleveurs ont noté un démarrage très difficile de la reproduction chez leurs lapins, nous n’avons pas fait exception, certaines variétés sont restées très perturbées et n’avaient toujours pas reproduit en décembre 2010 donc nous avons perdu une année de reproduction pour ces variétés- les lapins sont restés comme en “léthargie”. Il n’y a donc pas de menstruation comme on peut voir chez la chienne par exemple avec des périodes de chaleurs bien définies qui sont grosso modo : une portée l’été une portée l’hiver. Autrement dit et pour la lapine, quand on a raté une période de chaleur ou de réceptivité, on ne sait pas quand aura lieu la prochaine occasion de la faire s’accoupler. De même, une saillie “réussie” en période de réceptivité ne sera pas forcément concluante, la lapine peut rester “vide” c’est-à-dire que soit elle n’aura pas ovulé, soit qu’un incident s’est produit dans la fixation des embryons et elle ne sera donc pas gestante. Elle peut aussi nous faire croire qu’elle est gestante (elle refuse alors le mâle, tout comme si elle était pleine) alors qu’il n’en est rien : c’est ce qu’on appelle une “pseudo-gestation” ou encore “grossesse nerveuse” poussant le vice jusqu’à faire un nid au moment présumé du terme, mais bien sûr aucun bébé n’en sortira. Sachant  tout cela, vous comprenez bien qu’il ne nous est pas simple de vous donner les “prévisions” des bébés à naître, à la fois en quantité et en temps, toutefois on peut tout de même estimer qu’il est beaucoup plus facile d’envisager une adoption entre mars et juin, période de l’année correspondant au rut et donc très propice aux accouplements et aux naissances (calquées sur la proportion d’herbe fraîche printannière) hors aléas météorologiques cas de force majeure bien évidemment, qu’en hiver qui correspond plutôt une période de repos dans la nature et spécialement chez les lapins nains, les mâles se montrant particulièrement paresseux et peu enclins à saillir, et les femelles pour leur part n’acceptent que très rarement, n’ayant que peu de stimuli réunis pour en faire une période de réceptivité. Durant cette période, mâle comme femelle peuvent rester de longues semaines et même mois, sans démontrer aucun instinct reproductif, cela fait aussi partie des règles de l’élevage.

Aussi, nos prévisions (ci-dessous) se basent principalement sur des saillies correctement effectuées sur des lapines nous semblant dans une bonne période (qui ont donc accepté le mâle et qui ont de grandes chances d’avoir ovulé) et donc que l’on peut raisonnablement penser comme réellement gestantes. A ce moment, la date annoncée est celle du terme présumé avec un délai de 3 mois à compter de la saillie et pour une mise à disposition des bébés (gestation 1 mois, sevrage : 2 mois). Si au printemps cela suffit pour pouvoir quasiment annoncer de façon sûre que des bébés seront disponibles à la vente à une date donnée, en Hiver cela reste compliqué par les conditions météorologiques à la naissance des petits (si nuit trop froide, nid pas assez douillet, ou défaut de lait maternel, les bébés peuvent mourir de froid) et de l’instinct maternel témoigné par la mère envers sa progéniture dont la question reste en suspend, on ne saurait tout contrôler, nous gardons espoir que pour 2011 et spécialement le printemps 2011, ce soit moins cahotique que l’an passé !

Voici donc nos prévisions “lapinestes” autant que faire se peut :

 

LES PROCHAINES PORTEES PREVUES

Le printemps 2012 a été plutôt chaotique, c’est le moins que l’on puisse dire. Après un hiver relativement doux mais très peu lumineux où les lapins sont restés en léthargie un long moment -bien au-delà du début d’année - les jours de janvier rallongeant d’un pas de puce comme dit le dicton nous mettant - du moins nous l’espérons - en bonne voie pour commencer la reproduction, un brin rassuré par cette douceur des températures - voilà qu’un coup de froid terrible arrive brusquement en février, au moment où les jours sont rallongent et sont censés les tirer cette fois définitivement de leur torpeur pour leur entrée dans le printemps et avec elle la saison du rut, avec le froid ça a été le phénomène inverse : ils se sont à nouveau recroquevillés dans leur torpeur et cela a été bien difficile de les en tirer ! Pour certains, nous y travaillons toujours ! Pour preuve, à l’heure où nous écrivons ces mots (23 mai 2012) la reproduction chez les béliers nains, toujours “bons derniers” à se mettre à l’oeuvre avec leur côté “pataud”, n’a pas encore véritablement commencée, alors que les nains de couleur reproduisent bientôt depuis près de deux mois...

Nous pouvons donc compter surtout sur les “oreilles droites” de tout poil (polonais, nains de couleur, angoras, rex) pour proposer quelques bébés à l’adoption. Pour les béliers nains, à part une ou deux malheureuses portées qui ne se sont en plus pas toujours bien déroulées, il faudra encore attendre, et très probablement qu’ils feront les bébés proposés à l’adoption de cet été ou de la rentrée scolaire ou pas du tout comme l’an passé, tant ils mettent de la mauvaise volonté à se mettre à l’ouvrage (deux portées abandonnées malgré nos efforts).

Voilà donc pour l’essentiel des naissances cette année, nous avons déjà des pages d’adoption bien remplies de photos et petits compagnons divers, l’été arrivant les chaleurs des femelles vont s’espacer jusqu’à devenir beaucoup plus rares en septembre, aussi nous n’aurons pas autant de choix cet été qu’en septembre.

Vous l’aurez compris, la reproduction des lapins et les conditions météorologiques sont intimement liées. Le déréglement climatique que nous connaissons ces dernières années perturbe la reproduction des animaux et rend quasiment impossible toutes prévisions de portées. Aussi et tant que le climat sera autant déréglé, nous vous conseillons d’aller voir directement sur les pages “à vendre” de notre site les lapins proposés. En pleine saison, vous devriez pouvoir trouver un petit compagnon assez facilement et qui soit disponible rapidement.

Les Cochons d’inde

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Comparé aux lapins nains, la reproduction des cochons d’inde est beaucoup plus simple et facile.

Même si le cobaye mâle ne saillit pas “à la demande” (contrairement au lapin mâle qui lui peut monter la femelle quasiment toute l’année dans les quelques instants suivants l’ “intrusion” de la femelle dans sa cage) le cochon d’inde opère tout de même assez rapidement. En effet, les cochons d’inde sont des petits animaux timides et émotifs qui ont souvent besoin de cohabiter un certain temps, histoire de s’habituer l’un à l’autre, avant de daigner se reproduire. Quelques rares fois, lorsqu’on sait repérer une femelle en chaleur et qu’on la place dans la cage du mâle, chez un mâle d’expérience et au caractère assez “zen”, la saillie peut intervenir assez rapidement mais cela reste tout de même rare; souvent le mâle est plutôt intimidé par cette intrusion rapide et bien que sentant la réceptivité de la femelle, peuvent s’en retrouver leurs ardeurs refroidies. Il faudra donc les laisser vivre ensemble. C’est en ce sens, n’assistant donc pas à la saillie, qu’on ne sait dire exactement pour quand la naissance aura lieu. On ne pourra donc être certain de la gestation d’une femelle qu’à la vue de son ventre s’arrondissant considérablement.

Par contre, autant pour les prédispositions (périodes de réceptivité) que pour la gestation, les cochons d’inde font nettement moins de (mauvaises) surprises que les lapines. La “cobayette” a un cycle d’environ 17 jours et par conséquent, on peut prévoir la prochaine “rencontre” mâle/femelle, le plus simple étant de laisser la femelle au mâle. D’autre part, il y a bien moins de facteurs qui entrent en ligne de compte pour obtenir des petits cochons d’inde que pour obtenir des lapereaux. La femelle cobaye, à partir du moment où elle est en chaleur, va accepter très facilement le mâle sans montrer de signe d’agressivité (sauf animal très dominant et “dénaturé” n’ayant pas l’habitude de vivre avec ses congénères, ce qui est primordial chez le cobaye). Il peut y avoir plusieurs accouplements à la suite mais un seul suffit à démarrer une gestation. La femelle cobaye ne voit pas son caractère changé une fois gestante et peut reprendre sa vie avec ses congénères sans problème. Pour la mise-bas, elle n’a pas besoin de faire de nid pour réchauffer ses bébés étant donné qu’ils naissant “finis” : avec leurs poils et les yeux ouverts, ils mangent d’ailleurs du foin dés la première journée de vie. Elle va tout de même les “couver”, les garder sous elle pour les réchauffer ce qui minimise les pertes dûes au froid, il y a donc moins d’inquiétude à avoir des naissances en hiver. Enfin, elles sont généralement de très bonnes mères, le cannibalisme est vraiment exceptionnel, donc si le nombre de bébés ne peut pas plus se prévoir que pour une lapine, au moins il n’existe pas de pertes dûes au nanisme et on peut espérer de 1 à 8 bébés (8 étant tout de même assez exceptionnel, 6 étant plus courants), il est donc beaucoup plus facile pour nous de vous annoncer les naissances de nos “cobayous”.

LES PROCHAINES PORTEES PREVUES

En ce printemps 2012 le début a été difficile, déjà par le coup de froid terrible que nous avons connu en février après un hiver relativement doux, du coup les naissances de début d’année ont un peu souffert. Heureusement qu’il y a toujours des valeurs sûres sur lesquelles nous pouvons compter. Nous avons donc :

- UPL ou Couronnés crèmes : des bébés sont disponibles !

- noir/feu, havane et blanc (ce sont des couleurs très rares et très peu répandues chez les cochons d’inde) des bébés sont nés, nous en conserverons certainement, les autres seront mis en vente.

 

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