LES ANIMALERIES

Mise en garde :

 

Après avoir reçu de nombreux clients ayant perdu leur lapin quelques jours après achat en animalerie et nous ayant fait part de leur mésaventure, nous nous sommes décidés à créer cette page de mise en garde. Il ne s’agit pas ici de faire le procès d’aucune sorte, de fustiger les animaleries ou d’encenser les éleveurs car comme dans tout domaine, il y a de bonnes et de mauvaises enseignes, comme il existe de bons et de moins bons éleveurs suivant l’orientation qu’ils ont choisie de donner à leur élevage. D’autre part, il faut toujours garder en tête que malgré le maximum de soins préventifs et d’attention qu’un éleveur peut porter à un animal, le coup de “pas de chance” reste toujours possible car malheureusement les êtres vivants par définition sont mortels, peuvent tomber malades etc...  Cet article vise plutôt et simplement à inviter les futurs propriétaires de petits animaux tels que lapins (nains) ou cochons d’inde notamment, à faire preuve de la plus grande prudence et réflexion avant leur achat, et de leur donner les moyens de choisir leur nouveau petit compagnon en toute connaissance de cause.

 

Acheter en animalerie peut être risqué et ce pour plusieurs raisons :

 

LE PROBLEME MAJEUR : LA VENTE D’ANIMAUX PAS OU PARTIELLEMENT SEVRES

On considère le sevrage d’un lapereau nain autour de 2 mois (de 7 à 8 semaines) et d’un mois (de 3 à 4 semaines) pour un cochon d’inde. Or, pour répondre à la volonté d’acheter du “toujours plus petit” des clients faisant l’amalgame de nanisme racé et miniature malingre, les animaux proposés en animalerie sont bien plus jeunes (quasiment toujours avant leur 5ème semaine pour les lapereaux - parfois ils n’ont que 3 semaines à peine - et 15 jours seulement pour les cobayes). Ceci biensûr uniquement dans un but purement commercial car plus ils sont jeunes, plus ils sont craquants avec leur “bouille” de bébé, plus ils séduisent les clients et provoquent ainsi l’achat immédiat et impulsif. C’est pour ce but lucratif qu’existent les magasins : leur but est de vendre vite et bien.

Mais vendre des petits si jeunes engendre énormément de problèmes, jusqu’au plus grave : une très grande mortalité. En effet, un petit vendu trop jeune, privé du lait de sa mère, ne peut tout simplement pas vivre !

Sans atteindre ce niveau de gravité extrême, il faut tout de même reconnaître qu’un animal séparé trop tôt de sa mère par un sevrage précoce en subira vraisemblablement les conséquences dans sa vie future à bien des égards. Outre le fait - généralement bien connu - que privé de lait maternel ou peu suffisamment allaité, un bébé sera malnutri et carencé, inférieur en taille aux autres bébés, cela en fera surtout un bébé affaibli. Alors certes, un bébé tout petit répondra à la demande de ces clients dont la déviance veut de trouver du “toujours plus petit” même si cela suppose - et bien souvent ils l’ignorent - d’aller aux limites du viable. Ceux-là vont se diriger délibérément vers le bébé le plus petit qu’ils trouvent (le plus petit de la portée, de la cage sans se poser plus de question) mais c’est une grave erreur, car dans la nature être “plus petit que les autres” comporte un prix à payer pouvant engager la survie de l’animal, seuls les plus forts subsistent, les plus faibles meurent, c’est d’autant plus vrai chez les petits animaux tels que lapins et cochons d’inde et chez les herbivores qui restent bien souvent les proies des carnivores. Bien souvent, les clients vont être davantage touchés par le plus petit, celui qui reste isolé, ou dans son coin, qui n’a pas le même comportement que les autres. C’est souvent ceux-là qui sont finalement les plus malingres, et choisir celui-ci c’est aller au-devant des problèmes car ce sont justement ceux qui ont le plus souffert, l’isolement et la prosternation l’image bien souvent de sa souffrance et/ou de son stress.

Le sevrage précoce a également une incidence dans la résistance aux agressions extérieures microbiennes ou bactériennes auxquelles le lapereau sera confronté dès sa séparation d’avec sa mère. Le manque se fera sentir au niveau de son immunité : l’allaiter trop peu de temps ou pas suffisamment ne lui permettra pas d’obtenir les anticorps contenus dans le lait maternel, et le laissera “sans arme” car il n’aura pas encore eu le temps de développer sa propre immunité. La bête sera donc plus fragile ou sensible aux germes qu’elle rencontrera dans sa vie et ce dès son premier contact avec le “monde extérieur”, c’est-à-dire dès qu’il sera confronté à un milieu microbien différent de celui qu’il aura toujours connu. Le risque peut alors venir de la confrontation avec des jeunes d’une autre portée par exemple, même s’ils sont issus du même élevage. C’est pour cela notamment que ces lapins-là peuvent être plus sensibles au coryza (maladies ORL) et développer davantage de maladies respiratoires ou chroniques, de fragilité intestinale comme des intolérances à certains aliments. Il en ira de la même façon du développement physique général : il sera moindre, l’animal plus fragile ou plus menu que les autres, risquera plus aisément de se blesser, d’autant plus que les lapins ont un squelette déjà reconnu comme léger donc déjà d’une moindre résistance à la base. Le développement psychique ou psychomoteur peut aussi souffrir d’un certain retard, pouvant même engendrer, dans les cas les plus graves, des défauts neurologiques pouvant mettre le pronostic vital en jeu par des anomalies métaboliques ou des paralysies. Dans ces conditions, il est aisé de comprendre qu’ils auront de grandes difficultés à supporter l’achat et tout le stress qu’il représente : celui du bébé séparé de sa mère trop tôt, tout en étant cumulé au stress du transport pour être mené au point de vente (magasin) puis ajouté ensuite au stress de la mise en vente et de la promiscuité avec d’autres lapereaux, parfois plus gros/forts/âgés qu’eux et qui peuvent les malmener, dans tous les cas, qui apportent leurs lots de microbes contre lesquels ils ne sont pas suffisamment armés pour lutter, et ensuite encore un nouveau stress celui des manipulations répétées avant l’achat jusqu’au choix final et cette fois nouveau transport pour aller chez ses nouveaux propriétaires... Que de stress en perspective pour un si petit animal! Il n’est donc pas étonnant qu’il y en ait tant qui meurent lorsqu’ils sont vendus dans ces conditions. Et là on pourrait supposer que la petite bête va pouvoir se reposer un peu une fois arrivée dans sa nouvelle maison ? Et bien non, le stress continue, mais cette fois c’est pour s’adapter à sa nouvelle famille, son nouveau mode de vie (des odeurs, des rythmes et des bruits ou de l’agitation inconnus, autant de nouvelles peurs qu’il devra trouver la force de surmonter) ajouté à cela peut-être le plus difficile des adaptations :  l’alimentation. Elle est la plus importante, et tout “à-coup” est déjà difficile à supporter pour un lapereau correctement sevré, alors que dire d’un lapereau sevré précocément et dont la flore intestinale n’est pas complète ? Le plus souvent, les aliments proposés par les animaleries sont plus empreints d’anthropomorphisme que des besoins réels du lapin, et de ce fait  ne leur conviennent pas, il en va des mélanges mais pas seulement. Il ne s’agit pas là de céder aux arguments commerciaux des croquettes “junior” ni même d’acheter du lait maternisé chez le véto pour “compenser” le lait maternel dont il n’aura pas pu profiter en son temps, car malheureusement on ne “remédie” pas à un sevrage précoce, il est subi par l’animal. La mère du petit est la seule à pouvoir lui apporter ce lait maternel si précieux et adapté aux besoins de ses bébés, car une lapine n’accepte généralement pas d’élever un autre lapereau que les siens (question d’odeur), et un lapereau est très difficile voire impossible à biberonner même avec du lait maternisé, le risque de provoquer de graves désordes intestinaux existe (diarrhée notamment qui est souvent fatale pour les lapins surtout en bas âge). De nombreux éleveurs passionnés de leur animaux vous le confirmeront, pour avoir tenté de sauver quelques bébés malchanceux que leur mère n’aurait pas voulu élever, il est très ardu de se subsistuer à leur mère et de les faire survivre jusqu’au sevrage et plus tard, d’en faire des individus équilibrés. C’est bien pour cette raison qu’il faut se demander si c’est un animal né et élevé dans ces conditions que l’on souhaite acheter.

 

NAIN, “EXTRA-NAIN”, “TOY”, HYBRIDE

Il est bien difficile pour une personne qui n’a pas l’oeil avisé d’un éleveur et qui ne possède aucune connaissance sur le standard, de savoir reconnaître quel gabarit un véritable lapin nain sevré est censé avoir lorsqu’il est âgé de deux mois, car en plus pour “corser” plusieurs paramètres entrent en ligne de compte, comme le fait que peut-être le dit lapin n’est pas forcément nain ou issu d’un seul parent nain, l’autre pouvant être d’une autre race, par conséquent le développement (et le poids final) n’est pas du tout le même, détail qui peut être “floué” par le fait de vendre l’animal encore plus jeune afin qu’il “épouse” le poids et la taille qu’aurait un lapin nain (un vrai cette fois) de x semaines. De ce fait, avec le défaut de sevrage, on arrive naturellement au deuxième problème : les animaux vendus en animalerie sont-ils réellement NAINS, de race et non pas simplement des “petites” races mais plus grandes/plus lourdes que les races naines mais vendues alors qu’elles ne sont pas sevrées pour que le gabarit devienne similaire à de vrais lapins nains vendus cette fois correctement sevrés afin de créer l’illusion ? On en arrive naturellement à une autre question souvent rencontrée : NAIN ou PAS NAIN ?

L’autre gros problème souvent rencontré en animalerie : des lapins nains qui n’en sont pas forcément : la notion de RACE et de VARIETE

Sous les appellations plutôt farfelues des animaleries (toy, extra-nain, mini-nains, lapins velours qui sont autant d’appellations “bidons” visant simplement à attraper le client crédule car ne correspondant à aucune race répertoriée, pour les “vraies” races de lapins nains, se rendre sur le site de la FFC) se cache une autre arnaque, vendre des lapins pour nain, alors qu’ils n’ont la plupart du temps de nain que le nom, et sont des hybrides (croisement entre un parent nain et un parent de race autre mais qui a pour but de faire davantage de bébés pour faire davantage de bénéfices) pour bon nombre d’entre eux, les animaux de race coûtant plus cher (parce qu’ils imposent une certaine sélection au préalable et l’achat de reproducteurs racés et typés), ils sont rarement en vente en animalerie (idem que pour les chiens et les chats en somme).

Une seule idée à retenir : N’est pas “nain” qui veut ! Il ne suffit pas d’avoir 4 pattes et 2 oreilles pour être un “vrai” lapin nain, les “vrais” lapins nains sont avant tout des animaux de race, et comme n’importe quelle race, il y a des critères précis ! Comme pour toute race, prenons un chien par exemple, une race de chien est prévue de telle couleur, de tel gabarit (hauteur au garot, poids en kilos), oreilles droites ou tombantes, etc, et bien les races de lapins, et les lapins nains à plus forte raison puisque c’est ce qui nous intéresse ici, ont également un standard et des critères très précis et tout comme les chiens ne font pas des chats, pour faire naître des lapins nains racés, cela suppose d’avoir les reproducteurs et de ne pas mélanger les races, ni les couleurs d’ailleurs ! De même, il ne suffit pas non plus pour reconnaître un “vrai” lapin nain d’un lapin d’une race plus lourde, comme j’ai pu lire sur quelques sites internet au passage, d’avoir des petites oreilles équivalentes aux 2/3 de la tête ou quelques mesures aléatoires, mais simplement d’être issus de véritables animaux de race (reconnus par la FFC donc par exemple achetés en exposition ou tatoués) et de les marier à un autre lapin nain de race reconnu de la même façon. Un éleveur est en mesure, la plupart du temps, de vous montrer les parents de la portée qu’il vous propose, c’est déjà un gage de garantie en soit, car en animalerie vous ne savez pas de quoi est issu le lapin que vous envisagez d’acheter, aussi, il a beau être très mignon petit, cela ne vous donne aucune vision de ce qu’il deviendra plus tard, s’il n’est pas de race, il a tout loisir de ne pas être “restreint” par un standard au niveau du poids notamment, et c’est pourquoi la plupart des animaux achetés en animalerie sont souvent bien plus lourds que ce que prévoierait le standard en comparaison avec un nain de race. Rappelons tout de même qu’il existe de nombreuses races de lapins (pas seulement des nains) et que les plus gros lapins, comme les géants et autres géants des Flandres notamment (biensûr race plutôt élevées pour leur viande), peuvent atteindre 12 kilos !! Donc il ne s’agit pas de se tromper sur l’achat de son futur compagnon car forcément les conditions de vie d’un lapin d’1.5 kg et celles d’un de 4 kilos - ou plus - peuvent ne pas être les mêmes !

Enfin, il peut arriver parfois qu’un couple de lapins nains de races donnent naissance à des lapereaux qui ont des oreilles un peu plus longues que ce que le standard prévoit, ça n’en fait pas moins un lapin nain de race également puisqu’il est issu de parents de race pure, même si ces attributs ne sont pas ceux spécifiés par la race, il reste un nain de race mais tout bonnement “hors standard”. De même, si un couple de mannequins (humains) se mariaient, rien ne dit que leur descendance serait mannequin à leur tour ou auraient les mêmes atouts, il en est de même pour les lapins nains, malgré la sélection qui tend à garder les plus beaux pour les recroiser entre eux, il arrive que les beaux ne fassent pas forcément des beaux, à l’inverse, des sujets moins beaux peuvent à leur tour donner du beau.

En sachant tout cela, il est bien difficile pour une personne novice de se repérer entre vrais nains de race, hybrides, races de lapins autres que celle attendue, c’est pour cela qu’avant de céder à un achat en animalerie, il faut déjà bien savoir ce qu’on veut et connaître les races un minimum, d’autant plus que même au sein du simple groupe des lapins nains, il existe déjà plusieurs races et variétés. Sur ce site vous pourrez en retrouver quelques unes avec un résumé du standard afin d’y voir plus clair. Tout cela est bien mieux que de se rendre compte quelques semaines après “craquage” d’un animal en jardinerie, de s’appercevoir qu’avec ses 3 kilos (ou plus) il devient gênant, ne supporte pas la vie en cage, ou est même carrément agressif, ou présente des tares comme la malocclusion faute à une sélection peu rigoureuse voire carrément inexistante, issu malheureusement d’un souci de “rentabilité” davantage que de qualité ! Il faut bien sûr bien peser le pour et le contre avant, et prendre le temps de penser au fait que si l’animal n’est pas “tout à fait” comme on l’aurait espéré, il reste un être vivant dont on s’engage à prendre soin durant plusieurs années. Par conséquent, il faut biensûr penser à tout cela avant.

Enfin, divers autres problèmes “moindres” dûs principalement à la probable incompétence/ignorance des vendeurs :

Ces petites erreurs d’informations ne semblent pas bien importantes sur le moment, mais elles peuvent avoir des conséquences plus graves/gênantes par la suite :

- Problème de sexage qui n’est pas celui annoncé, le client désire une femelle et repart... avec un mâle ! A qui n’est-ce pas encore arrivé ?? le pire est que le dit client ne le saura que bien plus tard, alors s’il a pris deux animaux pour faire une cohabitation pensant prendre par exemple deux femelles, et qu’il repart avec un mâle et une femelle dans le lot, ça risque de devenir compliqué quand des bébés non désirés pointeront le bout de leur museau...

- Quel est l’âge réel du lapereau ? quels sont ses ascendants, est-il de race ? dans ce cas quelle est-elle ? entre imprécisions et ignorance réelle, voire carrément mensonge/omission... : lorsque les clients demandent l’âge du lapereau, la plupart du temps les vendeurs l’ignorent. Mais surtout, et davantage dans un souci d’éviter les soupçons sur un éventuel défaut de sevrage, et pour garantir la vente, ils répondent toujours la réponse bâteau “deux mois” ce qui est très rarement le cas comme spécifié plus haut car le bébé alors proposé serait alors bien plus développé! De même, qu’il n’y a pas de réelle “garantie” (celle d’une semaine par exemple dans certains magasins) sont discutables. Généralement les lapereaux sont livrés le jeudi pour le week-end qui suit donc ils ne restent jamais très longtemps en magasin, et ce afin qu’ils restent “présentables” à la vente, de même, il ne peut donc y avoir vraiment de “garantie”. En même temps, il faut rester tout de même raisonnable, nous parlons d’êtres vivants, pas de pulls sortis à la chaîne. C’est donc une question de bon sens qu’il n’est pas possible de vous “garantir” des animaux, comme tout être vivants, ils sont mortels, peuvent tomber malades, etc. L’essentiel étant de les vendre sains et correctement sevrés. Pour le reste, on ne peut pas dire de quoi demain sera fait, et d’ailleurs, qui peut le dire ?

De même, on ne peut pas dire qu’un lapin est nain si les parents ne le sont pas, de même, si l’un des parent seulement l’est (il n’existe pas de “demi nain”). Dans la mesure où les parents ne sont pas en magasin, comment prouver véritablement qu’il s’agit bien d’un nain et ainsi de vous assurer un certain gabarit adulte ? Enfin, des personnes ont aussi rencontré des animaleries leur certifiant que l’animal était vacciné, pour autant, aucun document l’attestant ne leur a été donné en ce sens... par conséquent, il faut parfois garder son esprit critique bien alerte, et savoir que les seuls vaccins que le lapin recevra et dont vous pourrez être certains seront ceux que vous ferez faire par votre véto et en votre présence ! De même, votre lapin vient d’animalerie et est tatoué ? vous pensez alors avoir un véritable nain car il est “estampillé”. Tatouer un animal ne garantie en aucun cas sa race, surtout si vous ne voyez pas ses parents, et/ou si vous n’obtenez pas de papiers pour le certifier. (notamment le certificat d’identification), chaque éleveur étant libre de tatouer par exemple un bébé Tête de lion, race pourtant non reconnue dans le standard français! Donc encore une fois, le tatouage à lui seul, ne prouve pas grand’chose. La seule certitude qu’on peut avoir en ce domaine est d’acheter en exposition et de prendre un animal “dans le standard”, c’est-à-dire dont la note est acceptable, idéalement que la bête soit primée. Pour cela, il suffit de lire la fiche de jugement, dans les expositions, les fiches de jugement sont affichées à la lecture de tous, sur la cage du dit lapin. Par conséquent, il est relativement facile de comprendre en fonction de la notation, si l’animal est “bon” ou non.

Enfin, des animaux mal sevrés, mal ou peu sélectionnés (reproduits “à la chaîne” surtout dans le but de faire du nombre et no nde la qualité) peuvent souvent donner, tel qu’on le voit déjà sur certaines races de chiens “à la mode”, des animaux “dénaturés”, désociabilisés ou peu sociabilisés (cela peut venir aussi du manque de contact biensûr, pas seulement des origines), ou même pire, qui ont des tares génétiques au niveau du caractère telles que l’agressivité naturelle, ou des tares physiques telles que la malocclusion.

- Des conseils quelquefois inadaptés : sur la nourriture (ils vous orienteront volontiers sur de l’alimentation “junior” ce qui est strictement inutile car un lapereau sevré mange la même nourriture qu’un adulte!) ou sur toutes les “babioles” (jouets) et autres friandises (non adaptées aux animaux et parfois même cancérigènes !) vendues en magasin, sur la façon de s’en occuper, des produits “miracles” ou “poudre de perlinpinpin” à mettre dans le biberon pour éviter les problèmes intestinaux (sauf qu’en animalerie il y a rarement de “vrais” médicaments proposés, c’est comme nous, lorsqu’on est malade, on ne se soigne pas à la parapharmacie d’une grande surface mais dans un lieu réellement médical, on trouve nos médicaments en pharmacie, n’imaginez pas que pour les animaux ce soit différent, on trouve leur médicaments soit chez le vétérinaire soit en pharmacie mais certainement pas en magasin!) et que ces produits sont totalement inutiles sur un animal correctement sevré, et sont de toutes façons inefficaces en cas de problème lié à une carence grave dû à un sevrage précoce. Autrement dit on pourrait mettre du sucre dans de l’eau, les effets seraient les mêmes... D’une manière générale, et dans la mesure où une animalerie est seulement un point de vente et non un élevage, ils ne peuvent pas vous conseiller de façon juste tout simplement parce qu’ils ne connaissent pas autant les animaux qu’un éleveur, simple question de bon sens.

Pour toutes ces raisons, je pense que l’achat chez un éleveur - et à fortiori ceux qui ne livrent pas les animaleries - est plus “sécurisant” pour l’acheteur novice, et offre certainement davantage de garanties. Les éleveurs notamment les éleveurs-sélectionneurs respectueux et désireux de préserver les races de lapins nains, confient volontiers de véritables animaux de race à des prix tout à fait corrects si on tient compte du travail et des dépenses effectués au préalable pour obtenir un tel résultat. Ces lapins, sains, vendus correctement sevrés dans le cadre d’un élevage passionné, vous seront confiés avec tous les conseils adéquats que l’éleveur est alors à même de donner, car ils sont au contact de leurs bêtes tous les jours, 24h/24, ils connaissent par conséquent le sujet.

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